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Revue de presse de l’addiction JV
Posté le octobre 11th, 2010 Pas de commentaireHey hey,
On est dangereux les amis, des déglingués… Aux yeux du grand public, nous, joueurs, sommes des personnes bizarres… Un peu asociales, sans réel intérêt, azimutés à l’écran. Pourtant, nous sommes de plus en plus et ça, ça énerve certaines personnes.
Trêve de balivernes, plutôt que de me lancer dans un monologue qui étalerait mon dédain pour les médias grand public qui sortent des sujets sur le jeux vidéo empreints d’une mauvaise foi caractérisée, ou pour les positions du gouvernement qui ne concorderont jamais avec les exigences du lobby jeux vidéo, je préfère vous faire une petite revue de presse sur les articles / débats intéressants trouvés au gré de mon websurf.
Public Sénat .fr (vidéo) : L’addiction aux jeux vidéo (23 janvier 2010)
Certes celle-ci n’est pas récente, mais très bien faite. Guillaume Durand accueille plusieurs personnes concernées par le sujet dans un débat plutôt posé et pragmatique. De très bon arguments sont mis en avant et ne cherche absolument pas à diaboliser le jeu, mais plutôt à trouver les bonnes questions…
http://www.publicsenat.fr/vod/le-debat/63391
Le Figaro.fr : Les jeux vidéos rendent-ils accro ? La vérité enfin dévoilée. (29 septembre 2010)
Interview d’un psychiatre addictologue de l’hôpital Bichat. La question du jeu excessif est abordée de manière très scientifique. Même si celui-ci est très formaté et un peu trop tranché à mon goût, l’avis de ce monsieur reste plutôt concret et possède sa part de vérité.
Le Post : Des pauses obligatoires dans le jeu vidéo : Insensé, positif ou aberrant ? (2 septembre 2010)
Comme vous le savez, une proposition de loi (la trop fameuse loi 2737) vise à imposer un arrêt du jeu après un certain temps pour forcer le joueur à faire une pause. Psychanalyste, psychologue et gamer se répondent par interview interposées.
Certaines phrases dans cet article sont assez marquantes : « ce n’est pas le jeu vidéo en lui-même qui pose problème, mais la relation qu’entretient un joueur avec lui » , « Les éditeurs de jeux ne seront jamais d’accord. » , « Il ne faudrait pas pénaliser la grande majorité des joueurs qui n’a aucun problème d’addiction aux jeux« …
Futura Science : Les jeux vidéo réorganisent le cerveau ! (28 septembre 2010)
Pour terminer à contre-courant de l’addiction, voici un article qui parle des bienfaits des jeux vidéo. On en parle tellement peu qu’il fallait que je mette un article sur le sujet !
Une étude assez intéressante est mise en lumière et prouve que les gamers ont une longueur d’avance dans beaucoup de domaines pas du tout liés aux jeux.
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Voila, un peu de débat dans ce monde de brutes…
Stay Tuned !
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Gamer =/= Addicted
Posté le mai 20th, 2009 Pas de commentaireVoila un sujet qui me titille depuis que le blog est ouvert. La fâcheuse tendance qu’ont les médias à constamment faire le lien entre jeux vidéo et addiction me fait sortir de mes gonds. Essayons d’en parler de manière concrète…

Comment qualifier l’addiction en premier lieu ? Le fait de trop jouer ? Mais par rapport à quoi ou à qui ? Certains joueurs peuvent enchainer 50 heures de jeu par semaine sans devenir des zombies irascible. Par opposition, d’autre en jouant (seulement) 15 heures par semaine se déconnectent complètement de la réalité, absorbés par le jeu et son univers.
Comme dans n’importe quelle pathologie psychologique (car c’en est une, ne le cachons pas), le sujet joueur a toujours des prédispositions. Vie de famille difficile, entourage malveillant ou absent, mauvaise hygiène de vie, fragilité psychique… La liste est longue et tous ces états de fait rendent le joueur encore plus enclin à une sacralisation de la vie numérique comme étant prioritaire par rapport à la vrai vie.
Au delà de ça, comme dit plus haut, le principal vice que l’addiction exploite est la « fragilité de l’esprit ». Les cas d’addiction font rarement référence à des personnes de plus de 30 ans, mariées, 3 enfants, bien dans son couple et dans son boulot, vous me suivez ? C’est principalement les mineurs et jeunes adultes qui tombent dans une sorte de spirale du jeu supposée compenser un manque. Car c’est là tout le fond du problème : certains trouvent dans les jeux des formes de satisfaction beaucoup plus souvent que dans la vie réelle.
Aussi, ces succès et satisfactions qu’apportent les jeux vidéo sont « programmés », « certains », « attendus »… C’est la que les MMORPG (notamment WoW) ont tout compris. Les succès et les finalités du jeu seront atteignables en fonction du temps passé sur le jeu. En se mettant à la place du joueur, vous comprendrez que c’est quand même plus sympa de jouer en étant sûr et certains d’obtenir tel objet au bout de tant d’heure de jeu, plutôt que de bosser pour son BAC, n’ayant aucune idée du résultat final. Facile d’accrocher un joueur là dessus… Plus tu joues, plus tu gagnes : CQFD.
Ma question est la suivante : Est-ce très différent de n’importe quelle pathologie ? A en croire les médias, c’est un phénomène de masse… Bizarre, je ne connais pas de joueurs ayant tué ses parents pour faire « comme dans le jeu ». On ne doit pas a voir les mêmes sources, sans doute.
La diabolisation de l’addiction passe le plus souvent par les médias dit « grand public ». Il est triste de constater que ces médias (les chaines nationales par exemple) procèdent systématiquement à un parallèle entre le jeux vidéo et l’addiction (Est ce que moi je compare sans arrêt le sport à la corruption ou le dopage ?). Sous couvert d’explications fournies par un psychothérapeute souvent mal avisé, les chaines de télé pointent du doigt un problème sporadique et persuadent le spectateur qu’il a affaire à un fléau qui pend au nez de n’importe quel joueur, au même titre que l’addiction au tabac.
On se souvient tous du petit allemand qui devient barjo en jouant à UT2003 ou du joueur de WoW qui avait finit par croire qu’il pouvait se déplacer en étant invisible dans la vie réelle. Autant de cas isolés, accentués par la presse, la télé, le gouvernement, qui ne servent à rien et vont même jusqu’à faire passer les joueurs « normaux » pour des tarés sans cervelle. Le chiffre le plus aberrant est fournit par deux députés qui annonce 600 000 à 800 000 cyberaddict en France. Ben voyons ! Allons-y, c’est la fête…
Le sujet se résume à un grand n’importe quoi, qui à la longue, pénalise le joueur lambda qui n’a rien demandé à personne. La « télé-poubelle » n’arrange rien au problème et offre au spectateur ce qu’il veut voir : une validation de ses préjugés.
Je parle, je parle… Et la solution du problème ? Comme n’importe quelle maladie : s’occuper des malades et ne pas englober les « clean » dans le même sac, faire de la prévention mais avec parcimonie et surtout ne pas léser le joueur lambda. Le jeu vidéo a de bons cotés, malheureusement pas assez spectaculaires ou pas assez creepy pour les médias. Aucune attente de ce coté là, rien ne changera.
Etre un hardcore gamer sera bientôt un délit… Qu’on se le dise !
Sur ces bonnes paroles,
Stay Tuned
Bonus : http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafJRSj.html
J’ai vu ce reportage en direct chez moi, j’étais un petit peu… « courroucé », pour parler correctement…




