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  • Call of duty 4 : moderne warfare ou la première claque du FPS Next-gen

    Posté le septembre 16th, 2011 Le Serpent Pas de commentaire

    Aujourd’hui, Call of duty fait partie intégrante du paysage vidéoludique mondial. Bien que les trois premiers épisodes soient d’une qualité incontestable, surtout le premier, ils ne figuraient pas pour autant comme les représentants directs du genre FPS. Sorti d’abord sur PC, puis sur les consoles de l’époque un peu plus tard, c’est avec Call of duty 4 : modern warfare, que nous appellerons à l’avenir COD 4, que la série devient l’emblème, l’icône même, du FPS militaire. Une petite analyse est donc de rigueur. Et comme j’aime le dire, jouer à COD 4 c’est un peu comme fêter son départ à la retraite, c’est bien mieux de le faire à plusieurs ! C’est dit !

    Dans ta face

    Tellement nerveux… Difficile de ne pas aimer

    Habitué à jouer sur console, le genre FPS n’est pas forcement celui que j’apprécie le plus. Usage des sticks oblige, la maniabilité est bien moins précise qu’avec le sempiternel combo clavier – souris. J’ai pourtant franchi le pas et me suis ouvert ce petit bijou qu’est COD 4, sur la playstation 3 (je raconte ma vie, et alors ?). Et, dès les premières minutes du mode solo, je me prends une baffe. Non pas que ma copine soit embusquée derrière le canapé, traquant la manette comme le soldat sa victime, non. C’est le jeu lui même qui m’a décalqué la face. Une main, sorti du port USB fit craquer ses doigts devant mon nez, pour me sortir une gifle droit dans la binette. Vous l’aurez compris, je m’égare. Mais toujours est-il que le jeu explose. Ça tire dans tous les sens, les ordres du commandant sont criés dans vos oreilles et les missiles de lance-roquettes sifflent près de vos mirettes. Un dynamisme jamais vu dans aucun jeu vidéo jusqu’à présent, selon moi. Et bien que graphiquement, le jeu ne tutoie pas des sommets, il tient la route et nous absorbe. C’est cette intensité qu’il faut retenir. Une intensité dans le mise en scène, dont tous les autres pans du jeu sont au service. Musiques épiques, gameplay ultra nerveux, vitesse de déplacement, tout est réuni pour vous faire passer un moment de pur plaisir. Même des missions d’infiltrations ! Tout est là oui tout ! Enfin…

    Tiens un Japonais contre un Brésilien

    Un multi des plus complet achève l’excellence du titre

    Tout, enfin presque… Un hic de taille se dresse sur ce chemin pourtant si vertueux : la durée de vie. Le jeu ne demande pas plus de 4 heures pour être terminer. C’est si peu ! Alors bien sur on nous ressort l’adage traditionnel du « il vaut mieux un jeu court et intense qu’un jeu long et mou ». En même temps il vaut aussi mieux être petit et intelligent que grand et con. Autre réplique des développeur, « vous pouvez toujours récupérer les ordinateurs cachés, trente au total ». Mouais, je pense surtout que les équipes d’Infinity ward ont voulu mettre l’accent ailleurs. Cet accent, aigüe ou circonflex, peu importe, fut clairement mis sur le multijoueur. Et c’est ici que la révolution en impose. Bien que le FPS en réseau fut popularisé avec counter strike, très bien connu des PCiste, il fut galvanisé par COD 4. Galvanisé, que dis-je, totalement survolté ! En effet, ce ne sont pas moins de 3,5 millions de joueurs quotidiens qui se connectaient aux serveurs, tout support confondu, 3 mois après la parution du titre, soit son apogée (a noter que ce sont aujourd’hui plus de 7 millions pour COD : black ops, la série en jète). Une explosion tout a fait justifiée compte tenu de la qualité du contenu proposé. Le système est basé sur de l’expérience gagnée au combat. A l’instar d’un jeu de rôle, accumuler cet « XP » est possible en faisant des frags, forcement, mais aussi en réussissant des « défis », du style « tuer 75 personnes avec cet arme », ou « tuer 100 personnes accroupi ». Une course au succès qui se renouvelle à chaque niveau gagné grâce à de nouvelles améliorations d’armes et de nouveaux défis.

    A retenir

    C’est peut être la genèse de la révolution du jeu vidéo du XXIème siècle. Un jeu communautaire et multijoueur, qui se renouvelle lui même. Le solo, apanage des passéistes du XXème siècle se voit remplacé petit à petit. Alors certes, nous gamers, nous ne sommes pas de vieux cons qui refusent le progrès. Nous ne sommes qu’une bande de lurons qui demande à ce que l’aventure solo – vécu tranquillement, dans son canapé, serré contre sa bien aimée, et sans excitation de compétition outrancière – reste le mode de jeu phare de toute expérience. Attention, je ne remet pas en cause la qualité globale du titre, de haute volée comme j’ai pu le souligner en première partie. Loin de moi cette idée. Mais le multi, c’est bien, mais ne nous oubliez pas et sortez nous des titres aussi bien, mais plus long. Merci !

    Plateformes : Playstation 3, Xbox 360, PC

    Genre : First person shooter

    Éditeur : Activision

    Développeurs : Infinity ward

    Date de sortie : 9 novembre 2007

    Le Serpent

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